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Une info croustillante ? Le Musée Galliera, mon chouchou, qui ne doit rouvrir ses portes qu'en 2012 because travaux de lifting sécurité, va inaugurer sa programmation hors les murs au musée Bourdelle avec une grande première...


Mon expo essentielle en 2011 : Paris rend hommage à une grande dame de la couture
... pour une très grande figure de la couture parisienne : la 1ère rétrospective dans la capitale consacrée à Madame Grès (1903-1993). Soit environ 80 pièces provenant des collections du musée Galliera ainsi que de prêts de collectionneurs privés et de créateurs contemporains, à admirer une fois, deux fois, trois fois... du 25 mars au 24 juillet 2011. Moi je vais pas rater çà, promis juré sur la tête de mon stockman et la main tendue au-dessus de mon clavier !!!

Elle a démarré en 1934 pour s'éteindre discrètement en 1993 à presque 90 ans. Son vrai nom Germaine Krebs dixit le blabla du Musée mais j'ai trouvé aussi Alix Barton sur d'autres sources... peu importe c'est d'abord sous un seul prénom, Alix qu'elle se lance puis elle crée sa maison de couture sous celui de Mme Grès en 1942.
Son signe de reconnaissance, son turban sur la tête. Son inspiration, l'antiquité et les origamis. Son tissu de prédilection, le jersey de soie. Son talent était dans ses mains qui savaient draper, plier et esquisser une ligne pure. Sa réussite, la perfection de ses drapés aussi fixés pour l'éternité que ceux d'une statue antique. Son souhait, créer des robes sans couture. Moi, ce serait de les porter :-).


Mon expo essentielle en 2011 : Paris rend hommage à une grande dame de la couture
Pourquoi l'a t-on oublié ? Elle a quitté le sérail de la mode en 1984, sa griffe est passée de main en main depuis la fin des années 80 (de Bernard tapie, eh oui, puis à la maison Esterel et enfin, un groupe japonais ) sans être en phase, je suppose, avec les évolutions de la mode contemporaine et les attentes de la presse mode... Mais c'est logique, Mme Grès n'aimait ni la marque des tendances ni l'a peu près des envies éphémères.

Incroyable malgré tout qu'elle n'ait pas eu plus tôt depuis sa mort une consécration parisienne !!! Le Métropolitan de New-York (en 1994) et le Musée Bourgoin-Jallieu (en 2004) auront été plus inspirés :-)...

Anecdote : c'est en voulant rencontrer Mme Grès en 1994, que la journaliste de mode Laurence Benaïm, a fait une macabre découverte. Car l'annonce de la mort de la couturière sera à l'image de son peu de souci de médiatisation (lisez ici !).

Pour en savoir plus sur elle avant le début de cette fabuleuse expo au Musée Bourdelle, lisez comme moi le petit livre écrit par Laurence Benaïm, GRES, collection Mémoire de la Mode, aux éditions Assouline. De belles photos de ses créations, dont celle ci-dessus qui m'a toujours fascinée par son illustration exemplaire de l'art du drapé de Mme Grès.

Crédits :
photo du haut : Madame Grès dans son atelier à Paris, vers 1938. © Photo de Robert Schall
photo du bas : Ebauche d'une robe signée Grès, 1939. © Photo de Willy Maywald

Rédigé par LouVero le Vendredi 31 Décembre 2010 à 09:01 | Commentaires (5) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Une image soeur de l'autre déjà vue sur ce blog et surtout une invitation à découvrir cette fois la plume poétique de Guillaume Le Vot, photographe à ses heures jamais perdues. Au lieu de vous envoyer sur son blog (mais vous irez...), le voilà téléporté directement sur Clothetome, avec sa permission : un clic de moins pour vous et un post pour moi qui paresse en pleine période de fêtes... quelle stratège ;-) !


Fleur d'Eros et Thanatos, Sophie Badens
Fleur d'Eros et Thanatos, Sophie Badens
Du flamenco enflammé où volaient tes étoffes paprika, il me reste l'ivresse des vêtements déchirés.
Sous mes paupières survit cette image. Bas de robe en salle de bal puis mangue exsangue aspirée aux longues heures. Je te cherche, toi, la consistance de ton corps, la lame froide de ton regard. Tout est évaporé et seule la mémoire de ma peau exhume encore ta chair de taffetas et le satin de tes seins.

A l'intime nu, tu es Eros au bouton précieux et haletant. Tu déchaines mille moussons et dévastes les palais.
Au monde habillé, tu es autre, Thanatos, paraître surnaturel aux volutes charnelles, au langage de tissu échappé de Babel et qui agite follement des froufrous vaporeux, lanières de méduse de Madras allumant dans les nuits les plus noires les feux les plus denses. Et l'âpre saveur à l'abri des saris défendus et tentants.

Guillaume Le Vot


C'est beau, hein ? :-)

Les fleurs sont une source inépuisable d'inspiration en photo : allez voir ici l'interprétation qu'en fait Guillaume Le Vot justement, très différent du travail de Sophie Badens mais aussi charnel...

Et hop, une petite ballade dans l'album Eros et Thanatos de Sophie Badens : il inspirera une nouvelle plume pour un troisième et dernier texte... suspense :-) ! Pour revoir le premier texte, c'est ici.




Rédigé par LouVero le Mardi 28 Décembre 2010 à 14:31 | Commentaires (2) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Si vous voulez émerveillez vos yeux (et ceux de vos enfants) autrement que devant les joies du sapin et les festins de la panse, filez voir cette très belle exposition au Musée Guimet : primo, ces costumes là, le Père Noël ne les trouvera pas et secundo, vini, vici et... je m'en souviendrais :-).


1 expo pour Noël : "Costumes d'enfant"
Moi aussi, petite, je rêvais de me déguiser pour faire comme... et ressembler à.... Les greniers et leurs malles aux trésors me paraissaient comme caverne d'Ali Baba dont j'aurais perdu le "Sésame, ouvres toi !". Car une enfance en immeuble, c'est un peu comme une fée sans baguette, l'imaginaire est là mais il faut y croire deux fois plus fort.
Est-ce cette absence qui m'aura donné le goût des costumes et des cabinets de curiosité ???


Au Musée Guimet, je me suis sentie Alice au pays des merveilles à la recherche de l'enfance perdue, j'ai suivi un fil qui remontait le temps pour me retrouver nez à nez avec le miroir des grands : ces costumes venus de toute l'Asie n'étaient pas ceux d'un grenier à jouet, ils étaient le reflet "trait-portrait" des vêtements adultes et surtout la plupart d'entre eux dataient du 20ème siècle... rien ne sent la naphtaline, leur vie continue.

Chaque pays a ses coutumes, chaque costume d'enfant raconte une histoire à lire, chaque détail a un sens. Le parcours de l'expo, d'une civilisation à l'autre, présente leurs trésors à porter pour filles et garçons. Instructive et accessible, la scénographie a été aussi pensée pour les enfants (à partir de 5-6 ans pour apprécier vraiment), tout est à leur portée visuelle.

1 expo pour Noël : "Costumes d'enfant"
Voilà une jolie découverte pour moi : un tablier de bébé chinois (20ème siècle) en toile de coton brodée, une petite merveille que l'on nomme un dudou ! Amusant non, la similitude avec les doudous de notre enfance et de nos enfants ?
Cette pièce a une vertu protectrice et rassurante : cinq animaux perçus comme malfaisants (scorpion, serpent, lézard...) y sont cousus pour les éloigner des bébés. Un peu comme un doudou qui aide l'enfant à surmonter ses peurs.


A savoir : vous avez encore jusqu'au 24 janvier pour courir au Musée Guimet à Paris.
Mais une fois là-bas vous pouvez continuer le mode touriste avec pas loin le Musée d'art moderne et son expo sur le peintre Basquiat jusqu'à fin janvier (j'ai vu aussi, je la recommande pour les bigs fans ou ceux qui ne connaissent pas du tout).

Rédigé par LouVero le Mardi 21 Décembre 2010 à 09:01 | Commentaires (1) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

J'inaugure ici une série sur le poids des mots, le choc ... non pas Paris Match ;-)... plutôt un regard croisé entre le secret d'une image et celui des mots, d'une sensibilité à l'autre, un va&vient qui me plait à moi qui aime tant les lettres et les pixels.


Une image à lire : Sophie Badens (1)
(Un soir d'hiver, neige, silence)
Fleur de coton,
ton visage momifié a l'oeil fardé de noir intérieur et m'emporte loin des champs vers les rives labyrinthiques de Venise la Belle.
Je gondole en rêve vers des bals masqués en vogue où les rires cristallins n'abîmeront jamais ta pleine fleur, toi fleur de peau.
Tes bleus à l'âme coulent en encre de chine hors de ton oeil sans fond, il y a là la gravité mystérieuse des années qui passent et ne s'oublient pas.
Un oiseau s'est posé sur toi y laissant ses plumes, l'automne a oublié sa dernière feuille et toi, tu attends de te laisser cueillir.
Ombre masquée,
je m'incline sur ta peau sucre glace, je vais tirer un à un tes fils pour tisser des liens, qui feront des toiles, qui habilleront nos corps et âmes.

Voilà ma version, ma petite histoire à moi... d'autres histoires sur d'autres images suivront...

Et vous que vous évoque cette image ?

Rédigé par LouVero le Samedi 18 Décembre 2010 à 00:12 | Commentaires (1) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Avis aux Cendrillon, du nouveau pour vos petons : la marque Cosmoparis s'associe à la créatrice de robes de mariées Delphine Manivet pour séduire vos orteils à partir du 15 janvier au corner Cosmoparis du Printemps Haussmann.


1 croquis, une collection à épouser cet été
Si vous avez déjà été obligée d'arpenter tout Paris pour trouver chaussure à votre pied qui ira avec Prince (charmant, pas BN, enfin c'est comme vous voulez) à votre main, alors vous savez combien la quête est ardue !!!

Les robes de Delphine Manivet vivent un vrai conte de fées pour princesse des temps modernes ! Si si, depuis le lancement de la marque en 2004, la créatrice accumule les succès et les mariées. C'est mérité, ses robes savent ressusciter les rêves romantiques enfouis dans nos coeurs de Midinette :-) tout en leur donnant LA touche de modernité, le p'tit truc en plus qui évite de ressembler soit à une momie amidonnée soit à une bûche de Noël déglacée en plein soleil d'été.

Donc, revenons à l'histoire, il serait une fois... six modèles pour Cosmoparis, de la bottine rétro à la spartiate cloutée, en passant par l'escarpin et la ballerine épurées, avec les sandales au milieu, bien sexy. Et comme dans tout conte réussi, Cendrillon aurait le choix du coloris de circonstance : blanc, nude (rare, très rare pour les chaussures de mariées) ou ivoire. Bref, elle serait vernie la mariée de l'année 2011 !

Et comme moi j'aime les coups de baguette magique, voilà un avant-après pour passer du croquis au modèle 3D d'un seul clin d'oeil puis allez ici voir le reste.

Théophile aime la résille et se juche sur 10 cm de haut... 269 € le vertige.
Théophile aime la résille et se juche sur 10 cm de haut... 269 € le vertige.

Sully est un escarpin qui fera de vous une duchesse... 229 € en moins dans la dot.
Sully est un escarpin qui fera de vous une duchesse... 229 € en moins dans la dot.
Reste à essayer pour vérifier le confort et la stabilité.
Moi j'ai un faible pour le coloris nude et la bottine, et vous ?

Rédigé par LouVero le Jeudi 16 Décembre 2010 à 10:03 | Commentaires (1) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +
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