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J'aime les doigts de fée et notamment ceux des créateurs et artisans d'art qui oeuvrent silencieusement. Une exposition parcours rend hommage à leur talent, du 4 février au 26 mars 2011 dans les 4 espaces parisiens des Ateliers d'Art de France. La thématique est belle, le parcours est riche de merveilles et je suis très heureuse de ce voyage au coeur de la création.


Parcours de rêve avec les Ateliers d'Art de France
Déjà le fil conducteur est plutôt source d'évocation pour chacun : "Je rêve !", une thématique aussi complexe que riche d'interprétations : céramique, porcelaine, papier, verre, bois, métal, tissus, silicone, maille etc., une foison de matières premières valorisées par la vision très personnelle des 41 créateurs et artisans d'art participants. A voir aussi pour la scénographie de Janik Gouriou : de vrais oreillers flottants servent d'écrins aux objets ou d'écrans visuels sur lesquels se projettent photos ou vidéos.

Un parcours en quatre temps, quatre lieux différents : "Je rêve ! d'Eden" (Atelier Bastille) ou "Je rêve ! de volupté" (Galerie Collection Le Marais) mais finalement "Je rêve ! de quoi ?" (Boutique Talents Etoile) pour finir par "Je rêve ! non, je cauchemarde" (Boutique Talents Opéra).
Je vous mets en images quelques unes des merveilles fantastiques qui ont plu à ma rétine et ont réussi à passer l'épreuve de mon objectif photographique pas très net.


Photos projetées de Nathalie Jouan - Pics de verre de Florie, élève de JP Baquère
Photos projetées de Nathalie Jouan - Pics de verre de Florie, élève de JP Baquère
Parcours dans le monde des rêves :

Mon lieu coup de coeur : "Je rêve ! d'Eden" à l'Atelier Bastille, 12 créateurs. Un jardin imaginaire habité de formes et sculptures féériques où j'ai admiré "Le rêve du botaniste" crée par Anna Golicz-Cottet : un mur aux arabesques et entrelacs poétiques en fils de fer. Des pétales de céramique tombaient du ciel (Caroline Wormer), des bambous noirs en verre filé et verre soufflé sortaient de terre (Jean-Pierre Baquère, nommé Maître d'art en 2010), des graines taille XXL en céramique cerclées d'osier lévitaient entre terre et ciel (Bénédicte Dietz), des cocons de fibres brutes flottaient comme nuages (Francine Millo).

Le fil de fer poétique d'Anna Golicz-Cottet (le flou vient des ombres portées)
Le fil de fer poétique d'Anna Golicz-Cottet (le flou vient des ombres portées)

La délicate céramique de Caroline Wormer
La délicate céramique de Caroline Wormer

Mon coup de foudre artistique à la galerie Collection Le Marais : les sculptures de Simone Pheulpin au toucher sensuel en plein "Je rêve ! de volupté". On croit voir de la céramique de loin mais non ! C'est une petite dame qui oeuvre depuis 30 ans sur du tissu de coton naturel des Vosges qu'elle plie et replie indéfiniment, le fixant au fur et à mesure dans un long travail de fourmi besogneuse (et talentueuse). Je ne mets pas toutes ses oeuvres pour vous obliger à vous déplacer ou à en voir plus sur son site ;-).
L'artisante devant sa toile de plis en éventail
L'artisante devant sa toile de plis en éventail

Belle idée romantique pour changer des post-it !
Belle idée romantique pour changer des post-it !
Une idée de la scénographe Janik Gouriou : écrire son rêve sur une étiquette et le piquer sur un oreiller mural !

Parcours dans le monde du cauchemar :

17 créateurs de la boutique Talents Opéra, ont fait ce rêve étrange qui mène droit à "Je rêve ! non, je cauchemarde" : monstres, ossements et objets illustrent nos peurs, angoisses et obsessions nocturnes avec humour.
J'ai aimé l'installation en rotonde autour d'une pluie d'os de vache blanchis et sculptés (Guillaume Allemand) que l'on traverse vers une corde lumineuse qui attend son heure (Marie Thurnauer) ou une parade d'objets intriguants qui demandent d'ouvrir l'oeil ! En voici quelques uns qui m'ont plu, dérangeants ou amusants, à vous de voir :

à droite, angoisses biométriques de Roberto Avila
à droite, angoisses biométriques de Roberto Avila

Boite crânienne de l'Atelier Polyhèdre - L'oublié de Muriel Chêné
Boite crânienne de l'Atelier Polyhèdre - L'oublié de Muriel Chêné

Porcelaine démembrée en bocal d'Elsa Alayse
Porcelaine démembrée en bocal d'Elsa Alayse
Le rêve !
Un thème qui colle bien à la création, non ?
D'ailleurs, je finis avec ces mots de Daniel Sibony, psychanaliste et écrivain :
"Le mot oeuvre est l'anagramme de ou rêve. (...) C'est presque un défi : Oeuvre ou rêve ! Mais ne reste pas là à tourner en rond. Et il y en a des allers-retours entre l'oeuvre et le rêve."


A savoir :
Adresses des lieux sur le site web des Ateliers d'Art de France

Programme des animations de l’Atelier à Bastille (entrée libre) :
→ Jeudi 3 mars de 15h à 17h :
Rencontre avec la créatrice textile Sophie Dalla-Rosa.
→ Samedi 19 mars de 15h à 17h :
Créations en papier de soie par Maryse Dugois-Guillopé
→ Jeudi 24 mars de 15h à 17h :
« Fil de fer et mots doux », textes calligraphiés en métal par Anna Golicz-Cottet.

Rédigé par LouVero le Vendredi 11 Février 2011 à 09:01 | Commentaires (0) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Pour aller au bout de certaines attractions, mieux vaut ne pas savoir par quoi on va passer... Pour comprendre, lisez le (long) récit de mon passage dans le jury des Sheriffs (étoiles) de mode du Salon professionnel Eclat de Mode. Pour celles qui ne connaissent pas, ce salon regroupe deux fois par an, des créateurs de bijoux toutes nationalités confondues qui viennent y présenter leurs collections de la saison prochaine, aux acheteurs français ou étrangers.


Flash Back : jury sur Eclat de Mode...vini, vidi, (sur)vici !
Mission: un jury de 6 membres et une présidente d'honneur, chacun va élire deux créateurs parmi ceux exposés sur le Salon, l'un en bijou précieux, l'autre en bijou fantaisie, pour un modèle spécifique, une collection particulière ou pour l'ensemble du travail. Excitant et pas facile, une responsabilité autant qu'un plaisir !

Flash de tête : un 14 janvier, dring !!! "Bonjour, voudriez vous participer au jury qui élit les Sheriffs de Mode ? (...)" chante la voix qui comme celle du Renard de La Fontaine sait détourner l'attention. Et moi : "bien sûr, évidemment, je veux bien participer, avec plaisir (...)" ! Mais je n'ai pas du tout pensé au déroulement de la cérémonie... et tel le Corbeau sur sa branche, j'ai lâché mon fromage accord un peu vite ! Et j'apprends ceci le jour J : lors de la remise des sheriffs, chaque membre du jury doit expliquer au public le pourquoi de son choix. GLOUPS... un micro ? parler à voix haute et sans trébucher sur chaque mot ??? Misère, stress, cauchemar... pourquoi ne l'ai je pas anticipé ce truc ?

Flash de coeur : vendredi 21 janvier, porte de Versailles, marathon en 1h30 parmi plus de 300 exposants (j'avoue on loupe plus des deux tiers) pour trouver mes deux Sheriffs. Eh bien, ce fut bien difficile de décider ! Beaucoup de travail, d'idées bien développées, de savoir-faire. Certes il y a parfois des redites, des classiques, des baillements mais il y a aussi des surprises, des innovations, de la passion... Pour ne pas trop tourner en rond au milieu de mes doutes, je me suis alors imposée de nommer deux marques qui n'avaient jamais reçues de Sheriff sur Eclat de Mode. Pour le bijou précieux, mon choix s'arrêta sur un bijou de Diana Cristo, une marque espagnole qui participait pour la première fois au salon. Pour le bijou Fantaisie, je sélectionnais la collection Botanik de la marque française Minotaure. Retour at home pour potasser mon discours du lendemain... nuit d'angoisse en perspective... et si j'étais malade ?

BO et collier Espina sur la créatrice Diana Cristo
BO et collier Espina sur la créatrice Diana Cristo
Flash de fond : samedi 22 janvier, remise des prix en fin de journée. Petit moment doux dingue de photos de groupe pour le jury et derniers échanges avec l'équipe du salon. Allez le grand moment est arrivé, pour moi c'était comme à un exam, mon p'tit papier memo tremblait dans ma main. Ouf Julie, autre membre du jury, vivait le même trac : blablabla pour tenter d'oublier ce qui devait irrémédiablement se dérouler nous arriver... TIC TAC fait la pendule d'argent, qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit je t'attends (merci Brel)... le trac, c'est aussi poison qu'une phobie, on voudrait se réduire en pointillés mais la conscience du moment est à son paroxysme, l'inéluctable est palpable... il faut y aller, point final, passer à la ligne et... "voici maintenant notre blogueuse invitée (...) dîtes nous quel est votre choix pour le secteur bijou précieux et pourquoi ? " dit la voix encourageante de l'organisateur du salon. J'ai le micro, j'ai le papier... et ma voix dis moi, elle va sortir ?

Epilogue :
Mon gosier contracté a en fait restitué un micro quart de ce que je voulais dire, avec un sourire made in trac :-(. Je vous mets par écrit le pourquoi de mes choix, au moins j'aurais pas bossé mon speech en vain la veille :-) ! Note copyright : les photos des Sheriffs sont de David Chabert.

Minotaure, deux colliers de la collection Botanik
Minotaure, deux colliers de la collection Botanik
Diana Cristo, modèles Espina = je l'ai gardé en mémoire car il associe un savoir-faire raffiné (argent et or laminé) et un motif inhabituel ; cette arrête dorsale me semble aussi tribale qu'organique, vraiment loin des arabesques, petits coeurs et fleurs de la bijouterie précieuse. Cela donne un résultât moderne et minimaliste qui permet de s'approprier un bijou précieux plus facilement ; je le vois aussi bien porté sur une robe chic épurée que sur un pull et un jean, sur une jeune fille rockn'roll que sur une femme plus classique.

Minotaure, collection Botanik = j'ai adoré cette collection en particulier, à la fois opulente et légère ; ici grâce aux fleurs de cuir et au laiton découpé au laser comme une dentelle précieuse, le motif romantique devient contemporain, c'est un joli décalage très visuel et féminin. Pour de la fantaisie, Minotaure propose d'ailleurs des collections très soignées et pour une femme, la façon de porter leurs bijoux reste sensuelle sans bling bling et délicate sans mièvrerie.


Conclusion :
Le plaisir de vivre en partie les coulisses d'un salon est le plus fort, je garde en souvenir de belles rencontres et je suis contente d'avoir dépassé la difficulté .. mais j'en ferais pas pour autant une spécialité ;-) ! Alors je dis merci à l'équipe qui nous a reçu avec chaleur et naturel, le cocon était douillet et toute plongée en bain créatif restera toujours mon sport favori ! :-)

Désolée pour ce post un peu long ! Mais c'est week-end de grisaille, l'écriture est un chouette calorifère... et prochainement je vous parlerai d'autres créateurs coups de coeur vus sur le salon.

Rédigé par LouVero le Jeudi 3 Février 2011 à 23:52 | Commentaires (3) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Aller à un défilé hors calendrier officiel, c'est comme entrer dans un atelier ouvert sur la rue : c'est vivant, bruyant et décalé par rapport aux ambiances maîtrisées des défilés. Peu importe le style du créateur ou le lieu, il y a une approche radicale et différente.


Haute Couture Eté 2011 : Sakina M'sa
(Récit rapido)
Voilà un petit aperçu du défilé de la créatrice de mode Sakina M'Sa, batipsé "Serial Frenesie".
Ambiance musicale avec Les P.O.U.F (Petite Organisation Ultra Féminine), trois nanas au look eighties version punkie déjantée mais option bien dans leurs talons et humour musical 100% pur jus les doigts dans les cordes ! Les murs nus, le sol brut, les bancs rudes, pas de chichis, place aux seuls vêtements pour sentir l'explosion printanière que j'attends avec impatience :-) !

Couleurs radicales calmées de blanc ou noir, structures gonflées et détails fun, dandy mais moderne et sportive, affirmée mais fragile et poétique. Du contraste comme j'aime.
plastrons anti grise mine
plastrons anti grise mine

épaulettes disco ou bleu de travail recyclé chic
épaulettes disco ou bleu de travail recyclé chic

beige et encre bleue flashy, j'adopte !
beige et encre bleue flashy, j'adopte !

(Portrait express)
Sakina est petite par la taille mais grande par l'intention et l'action. Son parcours illustre son rapport particulier et si personnel à la mode : ne pas réduire le vêtement à un but fonctionnel ni celle qui le porte à une image esthétique. En faire plutôt le véhicule porteur de mémoire, d'intériorité, de solidarité et de sens pour l'inclure dans un projet de société. Bien avant la médiatisation du commerce équitable et du bio, Sakina M'sa a fait des choix créatifs et prit des décisions entreprenariales qui accompagnent sa vision.

Je n'ai jamais pu oublier qu'elle aime enterrer des tissus pour les laisser s'ancrer dans la mémoire du temps et les réinserer ensuite dans ses créations, ni qu'elle numérote et donne une date de naissance à ses vêtements au lieu d'un logo. J'ai aimé la voir au travail avec ces femmes dignes et fragiles à la fois qui cousent "L'étoffe des héroïnes", une expo qui a eu lieu au Grand Palais et a donné un film documentaire dont je me souviens encore, émouvant et passionnant.

Pour relater son parcours, il faudrait redire ce qui a été maintes fois dit et bien dit ;-) et que vous pouvez lire ici sur le site de Psychologies.com. Et allez sur son site !

Rédigé par LouVero le Vendredi 28 Janvier 2011 à 09:01 | Commentaires (2) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Je ne peux pas attendre les beaux visuels pour vous en parler ! J'ai vu ce défilé dans des conditions pas terribles, debout au dernier rang, comme une sardine prise au piège entre deux manteaux chics et trois bras armés chacun d'un smartphone qui filme... mais je ne regrette rien de rien !!!


(Récit rapido)
Au Théâtre National de Chaillot, défilé Haute-Couture à 14h30, démarrage 30 minutes après : un défilé ne commence jamais à l'heure inscrite sur le carton d'invitation, sachez le, c'est une règle ;-)) ! Pourquoi ? les défilés s'enchaînent à des endroits différents, le calendrier est parfois trop serré et les invités sont forcément in late (comme moi) et je soupçonne certains VIP de se faire attendre pour ne pas attendre :-)). Bref, ma place assise est partie sous les fesses d'une VIP ou d'un p'tit malin, peu importe, un défilé haute-couture est toujours un instant magique et rien ne me gâchera çà ! Je me mets au niveau du noyau dur du défilé : le groupe des photographes et cameramans : plus de chance de voir la fille s'arrêter pour poser et me laisser admirer la tenue ;-)) !

Le défilé commence et c'est parti pour 20 minutes maxi d'épure moderne et féminine ! Energie, sensualité, luminosité, mes trois mots pour résumer le tout. Les mannequins ont une élégance de cygne. Du blanc irradiant et des couleurs rarement vues sur les podiums, des impacts graphiques, des chûtes de volume et des drapés architexturés. Des ornements métalliques - en fait de l'or coulé dans du verre soufflé, incroyable - et d'une grande beauté épurée. Comme dans ses précédentes collections, le corps de la femme est à la fois net et ondulant, dynamique et auréolé d'une belle grâce.
Une entrée lingot d'or cubiste, une femme mi-vestale, mi-amazone
Une entrée lingot d'or cubiste, une femme mi-vestale, mi-amazone

Face aux zooms mitraillettes, une apparition pleine de grâce...
Face aux zooms mitraillettes, une apparition pleine de grâce...
Dès que possible, je vous montrerai mes modèles préférés !!! Je signe et persiste dans mon élan : j'aime la patte de ce couturier ! Je la poserais bien sur moi cette patte là mais pour porter une telle épure moderne, il faut tout simplement un budget hors norme ! Car ici l'à peu près ne pardonne pas, un mauvais tissu qui tombe mal ou une coupe mal pensée et la magie s'écroule. "Less is More" dit-on, oui mais le "moins" nécessite le meilleur pour ne pas devenir "rien".

Comme je n'ai pas réussi à mettre en ligne ma vidéo (et désapointée je suis), je me rattrape avec ce cliché rigolo où deux fashion girls posent sous le nom du couturier. Elles ne furent ni les premières ni les dernières... Stéphane Rolland serait-il devenu un monument touristique ? ;-))

Hop, petit rajout de lien ce mercredi matin pour voir les photos ici

Haute Couture Eté 2011 : Stéphane Rolland
(Portrait express)
Stéphane Rolland s'est lancé sous son nom en 2007 après dix ans chez Sherrer en tant que directeur artistique. Il a été intronisé dans le club restreint des membres de la Chambre Syndicale de la Haute Couture deux ans après. Je suis son travail depuis longtemps et c'est un pur plaisir de voir son style perdurer et s'affirmer saison après saison. Il fait partie du petit groupe des couturiers nouvelle vague qui donnent à la Haute Couture un souffle de modernité et de quoi éviter son enlisement dans des tonnes de ratures ornementales. A suivre de près...
Vous ne l'aviez pas beaucoup vu dans la presse de mode en France ? Eh oui ! Comme d'autres outsiders et indépendants, il ne fait pas partie des clubs select LVMH ou PPR qui ont pignon sur presse, la maison Sherrer non plus, et quand c'est l'annonceur qui dicte la loi, il y a très peu de place pour en parler... tic tac, c'était ma minute de rappel de la dure loi du marché... Mais internet change la donne :-) !

Pour en savoir plus :
une ancienne interview du beau gosse
un joli reportage sur lui et ses ateliers
le site de la maison Stéphane Rolland



Rédigé par LouVero le Mercredi 26 Janvier 2011 à 09:01 | Commentaires (3) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +

Si vous voulez émerveillez vos yeux (et ceux de vos enfants) autrement que devant les joies du sapin et les festins de la panse, filez voir cette très belle exposition au Musée Guimet : primo, ces costumes là, le Père Noël ne les trouvera pas et secundo, vini, vici et... je m'en souviendrais :-).


1 expo pour Noël : "Costumes d'enfant"
Moi aussi, petite, je rêvais de me déguiser pour faire comme... et ressembler à.... Les greniers et leurs malles aux trésors me paraissaient comme caverne d'Ali Baba dont j'aurais perdu le "Sésame, ouvres toi !". Car une enfance en immeuble, c'est un peu comme une fée sans baguette, l'imaginaire est là mais il faut y croire deux fois plus fort.
Est-ce cette absence qui m'aura donné le goût des costumes et des cabinets de curiosité ???


Au Musée Guimet, je me suis sentie Alice au pays des merveilles à la recherche de l'enfance perdue, j'ai suivi un fil qui remontait le temps pour me retrouver nez à nez avec le miroir des grands : ces costumes venus de toute l'Asie n'étaient pas ceux d'un grenier à jouet, ils étaient le reflet "trait-portrait" des vêtements adultes et surtout la plupart d'entre eux dataient du 20ème siècle... rien ne sent la naphtaline, leur vie continue.

Chaque pays a ses coutumes, chaque costume d'enfant raconte une histoire à lire, chaque détail a un sens. Le parcours de l'expo, d'une civilisation à l'autre, présente leurs trésors à porter pour filles et garçons. Instructive et accessible, la scénographie a été aussi pensée pour les enfants (à partir de 5-6 ans pour apprécier vraiment), tout est à leur portée visuelle.

1 expo pour Noël : "Costumes d'enfant"
Voilà une jolie découverte pour moi : un tablier de bébé chinois (20ème siècle) en toile de coton brodée, une petite merveille que l'on nomme un dudou ! Amusant non, la similitude avec les doudous de notre enfance et de nos enfants ?
Cette pièce a une vertu protectrice et rassurante : cinq animaux perçus comme malfaisants (scorpion, serpent, lézard...) y sont cousus pour les éloigner des bébés. Un peu comme un doudou qui aide l'enfant à surmonter ses peurs.


A savoir : vous avez encore jusqu'au 24 janvier pour courir au Musée Guimet à Paris.
Mais une fois là-bas vous pouvez continuer le mode touriste avec pas loin le Musée d'art moderne et son expo sur le peintre Basquiat jusqu'à fin janvier (j'ai vu aussi, je la recommande pour les bigs fans ou ceux qui ne connaissent pas du tout).

Rédigé par LouVero le Mardi 21 Décembre 2010 à 09:01 | Commentaires (1) Y! Facebook Google MySpace Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Google +
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